UN CHAPELET DE NOIRES CROTTES DE BIQUES QUI S’HARMONISE AVEC LA FÉMINITUDE VOILÉE LOCALE

J’ai découvert sur M6 , cette œuvre aquatique d’Othoniel pour un bâtiment construit par l’architecte Nouvel à Doha et ce documentaire stupéfiant, spécialement consacré à ce plasticien académicien français, enfileur d’infantiles verroteries colorées et sphériques façon collier de nouilles de fête des mères, mais aussi empileur de mêmes niaiseries monochromes cubiques ou parallèlipipédiques chez la financial-gallery Perrottin internationale..

J’ai découvert également qu’Othoniel avait , pour l’accompagnent discursif de son « œuvre », le même talent concaténatoire pour l’ enfilage de précieuses perles sémantiques, de gracieux éléments de langage, de pompeuses platitudes conceptuelles et de terrassantes niaiseries concernant sa vie, son œuvre, sa fascination d’adolescent pour un immense monochrome jaune de Mosset avec un point noir au centre, et ses origines prolétariennes ( comme celles d’ Onfray qui le soutient pour cela)… Toutes vertus cardinales qui valent bien que six œuvres, de lui, entrent dans les collections du Louvre.

J’ai alors pensé aux sculpteurs Miro, Giacometti, Calder, Chilida, Max Ernst et tant d’autres qui ont fait l’honneur de notre pays, et envers la mémoire de qui, les artistes « contemporains » de type Othoniel, Veillan, Venet, et tant d’autres, sont une injure insupportable.
Et c’est ainsi que ces emperlouseries othonielliennes de pacotille, certifiées à la fois par le Ministère, le Musée du Louvre et l’Académie des Beaux-Arts, peuvent servir d’onguent culturel lubrifiant aux juteuses ventes conjointes d’ armes et de réalisations architecturales aux richissimes émirats… le tout intimement articulé aux grands réseaux de la spéculation artistico-financière mondialisée destructrice de biodiversité et d’humanité … et dont les noirs chapelets d’Othoniel deviennent le plus exact, éloquent et menaçant symbole.

C’est donc comme antidote à toutes ces colossales misères morales et esthétiques que je vous propose cette joyeuse « Nana » colorée de Nicky de Saint – Phalle à placer sur les eaux de ce bassin, au risque que cela présente quelque incongruité par rapport aux formes humaines voilées de noir qu’on a l’habitude de voir furtivement passer en ces lieux de haute spiritualité financière.