« les Éditions Dilecta, la galerie Christophe Gaillard et le FRAC Normandie Rouen ont le plaisir de vous accueillir autour d’un verre pour le lancement de la monographie de ISABELLE LE MINH After Photography & Beyond »

1-un bel exemple de collusion privé-public

Cette manifestation est un bel exemple de collusion en dispositif public (FRAC) et intérêtes privés (galerie Christophe Gallard)

2 – un beau spécimen d’artiste émergent posturalo-questionnatoire

Isabelle le Minh :  « Ses principaux champs de recherche sont la réflexivité dans l’art et la photographie en particulier, l’installation photographique, les mots dans l’art, la figure de l’artiste, l’appropriation, etc » nous précise le communiqué de presse

3 – Inquestionner la non-question ? That is the question !

Un commentaire envoyé par Christian Noorbergen (critique d’art) Accrocher au mur une toile d’une couleur X, puis peindre les murs de la même couleur X, ainsi le peintre questionnerait sa propre démarche auto-disparaissante, éclairant ainsi le public lui-même questionné dans la répétition de ses habitudes visuelles. Mise en abîme d’un questionnement chromatique infi ni. Ainsi l’artiste autodisparaissant mettrait lui-même en question son propre questionnement d’origine en disparaissant au sein d’icelui.

Questionner la question enfonce le clou conceptuel de la non-diff érence d’une couleur identique à elle-même, se répétant à l’infi ni dans l’oeuvre et dans le mur. Le mur devient oeuvre, l’oeuvre se fait mur, la partie devient le tout, le tout devient partie, et la muralité indiff érenciée s’auto-transcende. L’oeuvre initiale et initiatique s’empare ainsi, par absorption contaminatrice, du tout qui l’insépare de ce qui l’environne. L’artiste inquestionne la nonquestion de la non-diff érence, et le même s’empare de l’altérité qui ne cesse de disparaître. CCQFD.

4 – La liste officielle des objets de questionnement déjà utilisés pour l’art contemporain

(Cette liste m’a été communiquée par un de mes lecteurs, critique d’art en Belgique) * les conditions d’apparition de la peinture dans l’espace social * la valeur * l’évaluation esthétique – et donc sociale et psychologique * des expériences éprouvées * d’infiltration de l’art contemporain dans des lieux ou des contextes * les notions de traversée, de contamination, d’interaction ou d’illusion, * la représentation et de sa mise en scène. * l’espace urbain ou de celui d’un centre d’art, * les mutations des structures de pouvoir * la perception du lieu, * les relations entre les individus, les rapports de force, de rapprochement et d’interaction des uns avec les autres. * métamorphoser la perception commune de l’espace * les espaces de narration issus du théâtre et de l’exposition artistique * explorant les matériaux de notre monde contemporain, * les questions sociopolitiques, comme la mondialisation, la culture médiatique, la consommation ou a propriété.

* les systèmes qui organisent notre lecture du monde. * l’aspect tangible et aléatoire de notre position dans le monde, * notre condition en tant qu’être physique, social et psychologique.

* la mécanique du vivant, le corps, les mutations dues aux technologies du vivant. le vivant et le construit, le réel et le virtuel, le pérenne et le temporaire… * la conception du projet urbain.

* les mégas récits du progrès liés au modernisme * notre existence contemporaine individuelle.

* les objets issus de notre quotidien. * l’espace d’exposition, * le temps et l’espace, * des questions sociales et culturelles. * la position de l’artiste dans l’interface de l’individuel et du collectif.

* les notions de territoire et de déplacement.

* matières et images industrielles * le goût et l’autorité.

* notre degré de conditionnement par l’espace urbain * « nature » et « culture » * la perception de l’espace dans lequel nous nous trouvons * les modalités de la création des objets d’art